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La Désobéissance civile Antipub au Mans : journée du jeudi 26 janvier 2006

Article publié le jeudi 26 janvier 2006

Le tribunal comme tribune

Le jeudi 26 Janvier 2006 à 14h, l’audience du tribunal de police du Mans débutait en rendant le délibéré du procès de quatre barbouilleurs non-violents. Ceux-ci s’étaient présentés devant cette même juridiction pénale le 26 novembre 2005 pour le premier procès de la « désobéissance civile antipub », cette convocation faisant suite à un barbouillage, en avril 2005, de panneaux publicitaires (4 x 3m)… au blanc d’Espagne ! Sans commettre de dégradations, les antipub manceaux se retrouvaient donc devant les tribunaux en revendiquant ce geste comme légitime réponse à l’invasion publicitaire (voir Le Publiphobe n° 92).

Jeudi dernier, le juge a déclaré les barbouilleurs coupables, mais les condamnations sont symboliques : 150 € d’amende avec sursis, ainsi que 20 € de frais de justice pour chacun des 4 barbouilleurs. Ces faibles condamnations ont été vécues comme une vraie victoire par le collectif antipub 72, d’autres militants étant prêts, le soir même, à prendre le relais pour continuer à contester l’hégémonie publicitaire en barbouillant à leur tour.

(JPG)

1re action des Déboulonneurs du Mans.

Le collectif des Déboulonneurs manceaux avait symboliquement donné rendez-vous pour le départ de l’action devant le palais de justice. Craignant, quelques jours, avant d’être peu nombreux, ce fut finalement plus d’une cinquantaine de personnes qui suivirent l’action. Venant de Paris, de Rennes, d’Angers et de Laval, jeunes et moins jeunes se déplacèrent place de la République devant un gigantesque panneau 4 x 3m appartenant à l’afficheur délinquant JCDecaux.

Pour mieux mélanger les genres et entretenir la confusion, ce panneau déroulant arborait alternativement deux publicités marchandes (pour un soda impérialiste et pour un engin polluant à 4 roues), ainsi qu’une information de la municipalité, perdue au milieu des slogans tapageurs. Armés de leurs bombes aérosols de couleurs, trois barbouilleurs ont donc remis ce « maux-bilier urbain » à sa place en inscrivant, à la peinture, « Résistance à l’invasion publicitaire » et « 50 x 70 cm » comme format maximal garant d’un affichage contenu et égalitaire : revendication principale des Déboulonneurs.

Pendant environ une demi-heure, les prises de parole ce sont succédé pour dénoncer le gigantisme, fustiger le matraquage, et provoquer la réflexion sur ce système publicitaire coûteux, destructeur et souvent illégal. Les forces de l’ordre étaient inscrites ce jour-là aux abonnés absents. Une heure après l’action, le procès et les Déboulonneurs faisaient l’ouverture du journal local de France 3 et de Canal 8 (télé mancelle)… pendant que les militants de l’Ouest et de la capitale continuaient à renforcer leurs liens en buvant une bière locale.

Perspectives d’actions à l’Ouest…

À Rennes, le CRAP lance une action fil rouge en barrant systématiquement de gros ruban adhésif les sucettes et abris-pub et en inscrivant sur ceux-ci des slogans. A Angers, les fidèles de la Sainte-Consommation vont continuer à recouvrir des pubs malgré leur adoration pour celles-ci (prochaine messe angevine le 11/02). Au Mans, le collectif antipub envisage une action « panneaux dans le noir » consistant à éteindre les dispositifs énergivores avant que les Déboulonneurs 72 ne reprennent du service.

(JPG) Reportage France 3

Cet article est à lire sur le site du Collectif antipub 72 pour la Décroissance

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