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[Amiens] Procès

Article publié le lundi 17 décembre 2007

Deux membres du Collectif des Déboulonneurs amiénois, Laurent Gayral et Sylvain Bonneau poursuivis pour avoir répondu à la publicité, revendiqueront leurs actes devant les juges le jeudi 20 mars.

Retour sur les faits

Une soixantaine de personnes avaient répondu au premier appel des Déboulonneurs amiénois le 27 octobre 2007. Après des prises de parole, le cortège a accompagné les deux barbouilleurs jusqu’à un panneau scellé au sol, 4x3m déroulant et lumineux. Sous les applaudissements du public, les deux militants ont inscrit à la bombe de peinture indélébile noire : « pollution mentale. » Interpellés par la police et maintenus en garde-à-vue pendant dix sept heures et trente minutes (record national !), ces derniers ont reconnu les faits et refusé le prélèvement ADN. Pour cet acte de désobéissance civile non violente, ils encourent 75 000 euros d’amende ainsi que 5 ans de prison.

Historique des procès

Ce n’est pas le premier procès du Collectif des déboulonneurs. Le collectif a déjà vécu une dizaine de procès (Paris, Alès, Rouen, Lyon, etc.), à l’issue desquels la justice a clairement admis la légitimité de la désobéissance civile antipublicitaire, en rendant des jugements extrêmement cléments : entre autres, 1€ symbolique d’amende à Paris et à Rouen, une dispense de peine à Lyon. La cour d’appel de Paris a confirmé le 5 mars dernier la peine symbolique de 1 € pour sept barbouilleurs du collectif. C’est une condamnation symbolique et légère pour une dégradation symbolique et légère. Mais, ce qui est intéressant dans ce jugement, ce sont les attendus de la Cour admettant que le « risque environnemental social et sanitaire de l’affichage publicitaire est sous-évalué. »

Procès Amiénois

Nous espérons que le 20 mars, le Tribunal de Grande d’Instance d’Amiens reconnaîtra le bien fondé de l’action du collectif et donc la dangerosité de la publicité. Ce procès sera de toute façon l’occasion d’un débat sur l’invasion publicitaire de l’espace public avec des témoins tels que Thomas Guéret, président de Résistance à l’Agression Publicitaire, de Claude Got, Professeur émérite en médecine, spécialiste des toxicomanies et autres dépendances et membre du Comité d’experts auprès du Conseil National de Sécurité Routière, ainsi qu’une représentante du Collectif contre le publisexisme. L’avocat du collectif est maître François Roux, avocat des objecteurs de conscience et plus récemment des faucheurs volontaires d’OGM.

Programme de la journée :
- 8 h : Rassemblement de soutien sur la place du tribunal avec petit-déjeuner (pensez à prendre une carte d’identité pour rentrer dans le Palais de Justice)
- 9 h00 : Procès
- 12 h (heure indicative, en fonction de la durée du procès) : Sortie du tribunal
- 12 h jusqu’au bout de la nuit : Rassemblement chez Laurent Gayral au 76 rue Lemerchier : repas à prix libre, musique, compte-rendu du procès

VENEZ NOMBREUX LES SOUTENIR !

Face à l’urgence environnementale et sanitaire, constatant que tous les recours ont été épuisés et devant les limites de fonctionnement des canaux démocratiques, ce mode d’action nous paraît légitime pour alerter les pouvoirs publics et leur demander de prendre leur responsabilité. Nous appelons le public à se joindre à nous nombreux au tribunal de grande instance d’Amiens le 20 mars afin de créer un rapport de force nécessaire pour obtenir un changement de la législation sur l’affichage. Nous demandons la suppression de tous les dispositifs d’affichage dont la taille dépasse 50x70cm (taille de l’affichage associatif), la suppression de tous les dispositifs consommant de l’énergie et la création d’une contrainte de densité.



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