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Lyon / Procès / NKM / Affichage publicitaire

Article publié le mercredi 11 juin 2008

Communiqué de presse – mercredi 11 juin 2008

Le 14 mai 2008 dernier se tenait à Lyon le procès en appel de deux membres du Collectif des déboulonneurs [1]. En première instance, ils avaient été reconnus coupables mais dispensés de peine pour une action de barbouillage ayant eu lieu en janvier 2007.

La décision rendue aujourd’hui en appel condamne les deux militants à 200€ d’amende chacun. Nous regrettons que la cour d’appel ait choisi de suivre les réquisitions du parquet. Claude Got, médecin et professeur honoraire de la Faculté de Médecine de Paris-Ouest était venu à la barre apporter son éclairage sur les problèmes de santé publique induits par les affiches publicitaires. Philippe Meirieu, professeur en sciences de l’éducation expliquait dans un courrier de soutien en quoi la publicité est dangereuse pour le développement intellectuel des enfants [2]. Ils n’ont pas été entendus, mais cela n’entame en rien notre détermination à ce que le débat puisse émerger. La dangerosité de la publicité dans l’espace public avait notamment été reconnue par le tribunal de Paris. Nous donnons d’ores et déjà rendez-vous à nos sympathisants dans les différentes villes où une action aura lieu fin juin.

Ces actions mensuelles de désobéissance civile non-violente lors desquelles nous barbouillons en public et à visage découvert des panneaux publicitaires ont pour but d’interpeller nos élus sur la place de l’affichage publicitaire dans notre pays. Nous souhaitons l’ouverture d’un débat national et une refonte de la loi de 1979 qui le régit. Nous demandons la reconnaissance de la liberté de réception, corollaire de la liberté d’expression, permettant à tout usager de l’espace public de choisir s’il souhaite ou non recevoir un message publicitaire.

La Secrétaire d’État chargée de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a confirmé récemment sur LCI [3] son attachement à la problématique de l’affichage publicitaire qu’elle avait pu nous exprimer il y a un an [4]. Elle doit annoncer la semaine prochaine la mise en place d’une charte de publicité extérieure autour de la RN20 dans sa circonscription de Longjumeau. De plus, reconnaissant que les questions liées au paysage ont été absentes du Grenelle de l’environnement, elle annonce qu’une « session de rattrapage » aura lieu à l’automne pour discuter de ces aspects.

Si nous ne pouvons que nous féliciter de ces prises de position, nous n’oublions pas que les précédents ministres de l’environnement, toutes tendances confondues, ont déjà annoncé par le passé vouloir s’attaquer à ce problème sans que rien ne bouge. Depuis des décennies, les professionnels de l’affichage ne respectent pas la loi et les préfectures ne font rien pour la faire appliquer. C’est une véritable calamité. Il ne faudrait toutefois pas que ce débat occulte la question de fond que nous soulevons, à savoir la légitimité même de cette loi qui autorise une confiscation de l’espace public et qui organise le matraquage publicitaire.

Nous restons donc extrêmement vigilants sur les prochaines avancées dans ce domaine et souhaitons participer activement aux discussions qui s’ouvriront cet automne pour pouvoir faire valoir nos arguments et exposer nos propositions.

Collectif des déboulonneurs

Notes

[1] Voir le compte-rendu sur le site de Lybelyon

[2] Lire les courriers de soutien

[3] Voir la vidéo

[4] Compte-rendu des réactions politique



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