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Le tribunal de Rouen fait l’actualité contre le système publicitaire

Communiqué de presse

mardi 12 juin 2007, par nicolas

Ce 12 mai, le juge a reconnu François Vaillant coupable de dégradations
légères commises à plusieurs reprises sur des panneaux publicitaires, mais
il ne l’a condamné qu’à une amende symbolique de 1 € !

Pour avoir inscrit à Rouen le 22 juin et 23 décembre 2006, sur des
panneaux publicitaires, à visage découvert et en plein jour, en présence
chaque fois de plusieurs dizaines de militants antipub, des slogans comme
« Nous, vous, des cibles ? » , « Pub = pollution », « Ici bientôt un arbre
 », « La pub fait dé-penser » (etc.) , François Vaillant, du Collectif des
déboulonneurs de Rouen a comparu devant le Tribunal correctionnel de
Rouen, le 11 mai 2007. Ce procès a donné lieu à près de trois heures de
débats sur les dégâts causés par le système publicitaire : pollution
visuelle, surconsommation débridée, surendettement, obésité comme l’a
souligné le témoin Claude Got... La nécessité de l’action de désobéissance
civile non-violente a été aussi longuement expliquée. Face à l’urgence
environnementale et sanitaire, constatant que tous les recours ont été
épuisés, et devant les limites de fonctionnement des canaux démocratiques,
ce mode d’action est apparu légitime aux militants du Collectif des
déboulonneurs pour alerter les pouvoirs publics et leur demander de
prendre leur responsabilité.

Devant une salle comble, ce 11 mai, le procureur de la République avait
déjà provoqué la surprise en demandant pour le prévenu la dispense de
peine.

Le 12 juin, le juge reconnaît François Vaillant coupable de dégradations
légères et le condamne à une peine d’amende symbolique de 1 euro.

La désobéissance civile non-violente est ainsi prise en compte en tant
qu’outil d’expression démocratique. Le Collectif des déboulonneurs
souhaite que ce message soit clairement entendu par les responsables
politiques, notamment par le Maire de Rouen qui n’a pas encore renoncé au
projet de vélos JCDecaux en échange de 300 mètres carrés de pub
supplémentaires. Il y a urgence à changer la loi de 1979 sur l’affichage
publicitaire. Les désobéisseurs du Collectif des déboulonneurs sont au
service du droit, voulant promouvoir un affichage commercial très limité
et non agressif, avec des affiches de 50 x 70 cm maximum.

Jusqu’à maintenant les hommes et femmes politiques sont restés trop
longtemps silencieux sur le système publicitaire. La population exprime
pourtant très majoritairement un ras-le-bol face à l’envahissement de la
publicité dans notre société [1]. Suite aux nombreuses actions et à
interpellations des barbouilleurs un peu partout en France [2], des
représentants du Collectif ont été reçus, lors de la campagne des
présidentielles, par le PS et l’UMP. Ils ont obtenu des réponses écrites
des Verts, du PCF, de la LCR, du PRG, et de CAP21. TOUS ont alors exprimé
le souhait d’ouvrir un grand débat national relatif à l’invasion
publicitaire. Ces déclarations doivent maintenant être suivies par des
actes, tant les responsables politiques nationaux et locaux ont
l’obligation morale de mettre en place la structure nécessaire à ce débat,
notamment lors du Grenelle de l’environnement.

Il convient que le système publicitaire continue à passer un mauvais quart
d’heure. Les actions non-violentes du Collectif des déboulonneurs se
poursuivent.

http://www.lemonde.fr/web/article/0...

http://fr.news.yahoo.com/09032007/5...

http://www.lemonde.fr/web/depeches/...


[1Le Monde, 18 novembre 2004

[226 février 2007 - Lettre ouverte - Affichage publicitaire : où sont les politiques ?